Emplois à domicile : l’allégement de charges remis sur les rails

Le député Gérard Bapt, rapporteur du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2015 à l’Assemblée nationale, a annoncé jeudi qu’il déposerait un amendement visant à doubler la déduction que peuvent opérer les particuliers employant des salariés à domicile. De 75 centimes actuellement, la déduction forfaitaire sur les charges patronales passerait ainsi à 1,50 €. La proposition concernerait tous les employeurs à l’exception toutefois des personnes âgées et des handicapés qui bénéficient par ailleurs d’autres dispositifs. Le député entend ainsi réparer un oubli puisque la mesure ne figurait pas dans le projet de loi présenté par Marisol Touraine alors que le gouvernement avait promis de la représenter à la suite de la censure du Conseil constitutionnel, pour des raisons de procédure, d’une disposition similaire figurant dans le budget rectificatif de la Sécurité sociale pour 2014 adopté cet été.

Elections en Grèce : une date cruciale selon Papademos

Le Premier Ministre grec Lucas Papademos a exhorté ses compatriotes à choisir le chemin de la consolidation dans l’Europe et à l’Euro lorsqu’ils devront se prononcer dans l’isoloir le 6 mai prochain.

Papademos, qui avait été installé à la tête de la Grèce en novembre dernier pour mettre en place les conditions à l’obtention d’un second plan d’aide, a annoncé hier le début d’une campagne électorale qui pourrait remettre en cause les mesures d’austérité qui avaient permis de décrocher ce plan d’aide de 130 milliards d’euros. Le vote aura lieu presque 2 ans jour pour jour après le début des soucis de la Grèce, qui avait inauguré le bal des problèmes de dettes souveraines européennes.

Les sondages indiquent à présent qu’aucun des 2 grands partis grecs ne recevra une majorité, ce qui risque d’entraîner la Grèce dans une période d’instabilité politique, qui pourrait bien menacer l’avenir européen du pays.

Les mesures d’austérité, supportées par les 2 grands partis qui ont partagé le pouvoir en alternance depuis ces 30 dernières années, sont largement rejetées par les Grecs. Alors que l’idée du référendum avait été annulée par les pressions européennes, les Grecs pourraient bien prendre leur revanche à l’occasion de ces élections.

Egan Jones dégrade l’Allemagne de AA- à A+

Egan Jones, une agence de notation qui vit à l’ombre des géants que sont Moody’s, Standard & Poor’s et Fitch, vient d’abaisser la note de l’Allemagne. Egan Jones, qui avait été la première agence de notation à dégrader la note des États-Unis, est souvent suivie avec une grosse latence par les 3 géants du secteur. Cela s’explique par le fait que la société est rémunérée uniquement par des investisseurs privés. Si les notations ne sont pas bonnes, les clients annuleront leur souscription…

Pour justifier sa décision, Egan Jones cite les nombreuses dettes détenues par le pays, qui serait à 50 % non recouvrables, que la Grèce et d’autres pays quittent la zone Euro ou pas. Fin 2012, la dette de l’Allemagne s’élevait à 87 % de son PIB. Si on ajoute à ce montant la dette qui serait générée par ses expositions indirectes, elle pourrait monter à 114 %. Du côté de ses atouts, la balance commerciale positive de l’Allemagne est un facteur qui lui limiter la casse.

Pour les investisseurs à long terme, cet avis est à prendre en compte. Si la contagion continue de se propager à l’ensemble de l’Europe et de l’économie mondiale, l’Allemagne finira tôt ou tard par être impactée.

EDF va construire un réacteur nucléaire en Grande-Bretagne

Électricité de France SA va construire un réacteur nucléaire en Grande-Bretagne après s’être accordé avec son gouvernement, notamment en garantissant un prix minimum au kilowatt, qui représente le double des prix facturés ces dernières années (49 livres le mégawatt/heure l’année dernière, alors qu’EDF touchera 92,5 livres pendant 35 ans). La Grande-Bretagne n’avait plus investi dans le nucléaire depuis 1995.

EDF, avec ses partenaires Areva et de sociétés chinoises, va construire la centrale nucléaire de Hinkley Point, dans le sud-ouest de l’Angleterre. Il s’agit d’un investissement de 16 milliards de livres sterling. Les travaux devraient durer 10 ans. David Cameron, Premier ministre, a déclaré :

« Ce projet signifie un investissement de 16 milliards dans le pays, ainsi que la création de 25.000 emplois. C’est aussi le point de départ d’une nouvelle génération d’énergie nucléaire en Grande-Bretagne, qui aura un rôle important à jouer pour répondre à nos futurs besoins énergétiques. »

Les négociations ont duré presque un an. Elles entrent dans le cadre d’un effort global du gouvernement Cameron, qui souhaite attirer pour 110 milliards de livres sterling d’investissement dans les infrastructures électriques vieillissantes du pays d’ici la fin de la décennie. L’organisme qui supervise le réseau électrique en Grande-Bretagne a averti que le pays risquait des coupures de courant s’il n’accélérait pas ses efforts pour remplacer ses centrales obsolètes.

Ecofi Investissements lance Ecofi Sélection Crédit 2015

Ecofi Investissements (groupe Crédit Coopératif) enrichit sa gamme d’OPCVM et propose aux particuliers un nouveau FCP obligataire : Ecofi Sélection Crédit 2015. Ce fonds, dont l’échéance est fixée au 25 octobre 2015, a pour objectif de fournir, par le biais d’une gestion active, investie en majorité en instruments financiers libellés en euros et notés entre AAA et BBB- à l’achat, un rendement actuariel comparable à un placement direct en OAT de même échéance, soit 3 % par an. Le produit présente, entre autres, un risque de perte en capital.

Les autres principales caractéristiques du produit sont les suivantes :

  • valeur initiale de la part : 200 €,
  • commission de souscription : 2 % TTC,
  • frais de gestion : 0,80 % TTC.

Du nouveau pour le règlement amiable des différends juridiques

Un décret paru dimanche au Journal officiel précise les règles applicables aux modes de résolution amiable des différends en dehors d’une procédure judiciaire. Les dispositions concernent la médiation et la conciliation, qui consistent en un « processus structuré, par lequel deux ou plusieurs parties tentent de parvenir à un accord, en dehors de toute procédure judiciaire en vue de la résolution amiable de leurs différends, avec l’aide d’un tiers choisi par elles qui accomplit sa mission avec impartialité, compétence et diligence » et la procédure participative au cours de laquelle « les parties, assistées de leurs avocats, recherchent conjointement, dans les conditions fixées par convention, un accord mettant un terme au différend qui les oppose ». Dans les trois cas, tout accord conclu pourra être soumis, pour le rendre exécutoire, à l’homologation du juge compétent qui ne pourra pas en modifier les termes.

Droit des consommateurs : nouvelle directive européenne

Adoptée en juin dernier par le Parlement européen, la nouvelle directive européenne relative au droit des consommateurs a été publiée au Journal officiel de l’Union européenne. Les Etats membres ont jusqu’au 13 juin 2014 au plus tard pour transposer le texte dans leur droit national. Cette directive complète certaines règles de protection des consommateurs dans le cadre de ventes à distance, principalement au regard du délai de rétractation qui est porté à 14 jours. Le texte s’applique à tout contrat conclu entre un professionnel et un consommateur mais écarte certains secteurs, notamment les services financiers, l’acquisition de biens ou de droits immobiliers et les soins de santé. En pratique, la transposition en droit français est en cours actuellement avec l’examen du projet de loi renforçant les droits, la protection et l’information des consommateurs, déjà adopté par les députés en première lecture.

La Fed surprend les marchés : pas de tapering

Hier soir, tous les investisseurs et les traders lorgnaient vers la Fed, qui était censée annoncer une diminution de son quantitative easing. La plupart des analystes s’attendaient à une réduction de l’ordre de 10 à 15 milliards de dollars par mois. Il n’en fut rien : elle a décidé de ne rien changer aux 85 milliards de dollars injectés chaque mois sur le marché des bons du trésor et des MBS.

Les réactions sur les marchés ne se sont pas fait attendre : l’or a bondi de plus de 60 $ l’once, son plus gros mouvement à la hausse en un jour depuis 2009, tandis que les taux des obligations américaines sont partis à la baisse. Les marchés actions,  quant à eux, ont repris leur marche en avant.

La Fed a répété qu’elle devait faire « ce qui est nécessaire pour l’économie », quitte à surprendre les marchés. Les taux d’intérêt restent également inchangés, à leur plus bas historique, autour de 0 %. L’augmentation des taux, qui est allée crescendo avec les annonces de réduction du QE, ont donc finalement eu raison des velléités de « tapering » de la Fed.

Désormais, reste à savoir qui sera responsable lorsque Ben Bernanke quittera la présidence de la Fed le 31 janvier prochain.

La Fed ne prendra pas en compte les économies émergentes pour définir sa stratégie

La Fed fait la sourde oreille aux demandes internationales qui souhaitent la mise au point d’un agenda coordonné pour mettre fin aux achats mensuels de MBS et de bons du trésor, alors que la banque centrale américaine pourrait commencer à réduire ses achats dès septembre.

Cet événement risque d’impact et de nombreuses économies, de la Turquie à l’Inde, en initiant un exode des capitaux et des taux d’intérêt revu à la hausse. Ce thème a été beaucoup abordé à la grand-messe des banquiers centraux qui a eu lieu à Jackson Hole et qui a pris fin le 24 août 2013. Les bourses des économies émergentes ont souffert ces derniers jours.

Mais la Fed a déclaré que ce n’est pas son problème, son focus étant l’économie américaine. La Fed doit réduire ses achats mensuels, aujourd’hui à 85 milliards de dollars, qui ont fait grimper son bilan à 3,65 trillions de dollars. Si la Fed a encouragé les marchés émergeant à prendre des mesures pour se protéger, le FMI et Agustin Carlen (Mexique) ont insisté pour qu’elle communique plus clairement ses intentions.

Fait bizarre, un personnage de marque brillait par son absence à Jackson Hole : Ben Bernanke. C’est la première fois que le président de la Fed manque Jackson Hole. Pour éviter le regard de ses collègues mécontents ?

La division de câblage sous-marin d’Alcatel intéresse les investisseurs

Alcatel Lucent SA, la société de télécommunications française, qui est en train de réorganiser ses activités afin de mettre un terme à ses pertes, songe à céder sa division de câblage sous-marin d’ici le trimestre prochain, alors que l’unité semble intéresser de nombreux investisseurs, d’après des sources proches du dossier.

Les fonds d’investissement Permira Advisers LLP et PAI Partners SAS, ainsi que le fonds FSI, seraient en train de préparer des offres, toujours selon ces sources qui ont demandé l’anonymat. Pour France Telecom, posséder cette division « aurait un sens industriel », tandis que Kepler Capital Markets pourrait offrir jusqu’à 800 millions d’euros.

Le mois dernier, le CEO d’Alcatel, Ben Verwaayen, a obtenu un financement de 2,1 milliards de dollars via le Crédit Suisse et Goldman Sachs en échange de brevets et d’actifs en collatéral. Alcatel a un besoin urgent de liquidités afin de rembourser des dettes de 3 milliards de dollars, en obligations et en crédits, dont les échéances arriveront en 2015.

« Alcatel dispose de plus de 40 % de parts de marché dans le secteur du câblage sous-marin, dans un marché qui est très consolidé, » a expliqué Sébastien Sztabowicz, analyste chez Kepler Capital Markets à Paris. « Cette division est très profitable, grâce à ses marges à 2 chiffres – c’est beaucoup mieux que les résultats globaux de l’entreprise. »