Études supérieures : les nations les plus performantes et les plus onéreuses

La banque HSBC vient de publier son classement des nations les plus populaires auprès des étudiants étrangers, ainsi que des pays où les études supérieures y sont les plus chères. De quoi faire le tri pour les étudiants français qui souhaiteraient poursuivre leur cursus universitaire à l’étranger et faire le meilleur choix en termes de rapport qualité-prix.

Pays Coût total/an (USD) Qualité cursus
Australie 42 093 3
Singapour 39 229 6
États-Unis 36 564 1
Royaume-Uni 35 045 2
Hong Kong 32 140 7
Canada 29 947 4
France 16 777 6
Malaisie 12 941 9
Indonésie 12 905 11
Brésil 12 627 11
Taïwan 11 911 10
Turquie 11 365 11
Chine 10 729 5
Mexique 9 460 11
Inde 5 642 8

Cette étude internationale, conduite par Ipsos MORI pour le compte de HSBC, et intitulée Value of Education, révèle que presque 75 % des parents considèrent l’idée de faire poursuivre à leurs enfants leurs études supérieures en dehors de leurs frontières nationales, et ce pour leur offrir un cursus universitaire de meilleure qualité. Évidemment, cette démarche a un prix, vu que la qualité de l’enseignement a des conséquences sur les tarifs pratiqués.

Cependant, les prix ne reflètent pas automatiquement la qualité de l’enseignement. Par exemple, si les USA occupent la première place du classement en termes de qualité de l’enseignement, le pays de l’oncle Sam ne se trouve que sur la 3e marche du podium en termes de cherté des études. Une année de scolarité y coûte plus ou  moins 36.000 $. C’est moins cher que l’Australie, où le coût des études y est supérieur de presque 20 %. Cela ne dissuade pas pour autant les étudiants du continent asiatique, qui continuent de se rendre en nombre au pays des kangourous pour se former.

L’étude de HSBC met également en avant un paradoxe, à savoir que même si les parents savent que la qualité de l’enseignement a un prix, la plupart d’entre eux n’ont pas réalisé les économies nécessaires pour faire face aux dépenses. De plus, des parents européens qui envoient leur fiston étudier aux États-Unis prennent à leur charge dans la plupart des cas l’intégralité des coûts des études, alors que la plupart des étudiants américains recourent quant à eux aux « crédits étudiants » offerts par le gouvernement, et qui peuvent être remboursés à très longue échéance.

Et la France ?

Le classement indique également qu’en France, nous disposons d’un enseignement supérieur d’un excellent rapport qualité-prix, le coût moyen d’une année d’études étant bien inférieur aux tarifs pratiqués dans de nombreux autres pays développés, alors que l’Hexagone se classe en 6e position de la qualité de l’enseignement, à égalité avec Singapour, qui est pourtant environ 140 % plus cher que la France !

Études supérieures : peu de soucis de financement chez les parents français

La banque HSBC a mené une étude dans 15 nations afin de jauger les appréhensions des parents à propos des études supérieures de leurs enfants. C’est ainsi que l’on découvre que les dépenses engendrées par les études supérieures en France ne sont pas un souci qui tracasse les parents.

Aux 4 coins de la planète, savoir comment les parents vont financer les études supérieures de leurs enfants représente une source de soucis pour 2/5 de ceux-ci (graphique ci-dessus, source HSBC). Dans cette étude menée dans des pays comme Taïwan, Hong Kong, les États-Unis, la Grande-Bretagne, l’Australie, le Canada, le Brésil et la France, notre pays se situe en dernière position du classement du stress des parents engendré par le besoin de financer les études supérieures de leurs enfants. La France est également le pays, parmi ceux sondés, où on commence à économiser le plus tard pour les études supérieures des enfants.

C’est particulièrement du côté du continent asiatique où on se fait le plus de mouron à ce sujet. En ce qui concerne la qualité de l’enseignement, les Français estiment que leur pays n’offre pas le meilleur système, citant l’Allemagne, les États-Unis et le Royaume-Uni en tant que pays les plus performants. Des résultats qui tordent le cou à l’antiaméricanisme primaire qui animerait la plupart des Français.

États-Unis : paralysie partielle pour l’État

Comme à l’occasion du dernier débat sur leur relèvement du plafond de la dette, les 2 factions politiques américaines que sont les Républicains et les Démocrates se sont activées en dernière minute pour tenter de trouver un accord sur le budget fédéral. On a cru que l’on pourrait assister à un dénouement de dernière minute, mais il n’en fut rien.

Les 2 partis ne sont notamment pas parvenus à s’entendre sur Obamacare, le plan d’assurance santé obligatoire d’Obama, dont les républicains ne veulent pas entendre parler. Cela signifie donc que les fonctionnaires attachés à des services jugés non essentiels ne travailleront pas aujourd’hui, dans l’attente d’une solution (pour les touristes, cela signifie fermeture des lieux culturels publics). Les Démocrates et les Républicains devraient continuer les pourparlers à partir d’aujourd’hui. Historiquement, ce genre d’événement ne dure pas plus de quelques jours.

Cependant, les discussions devraient inclure un autre dossier brûlant : le relèvement du plafond de la dette, qui devrait être atteint d’ici la mi-octobre. Si ce n’est pas la première fois que les États-Unis voient une grande partie de ses services fermés, ne pas trouver d’accord pour relever le plafond de la dette serait bien plus dramatique.

États-Unis : accord de financement à (très) court terme

Sans surprise, les politiciens américains ont passé hier un accord de dernière minute pour mettre fin à la fermeture des services publics, ainsi que pour relever le plafond de la dette du pays, un dénouement qui fait furieusement penser au débat auquel nous avions assisté il y a 2 ans. Cependant, l’accord trouvé n’a permis que de gagner quelques semaines : il permettra de tenir jusque début 2014, soit environ 4 mois. Après quoi la problématique reviendra sur la table des Démocrates et des Républicains.

Ce dénouement prouve à l’envi que les différends sont loin d’être aplanis entre les 2 factions politiques américaines. Les marchés ne sont pas aveugles et le savent. Comme l’a déclaré Desmond Chua, analyste de CMC Markets interrogé par Bloomberg : « on attendait des États-Unis qu’ils relèvent le plafond de la dette. Aujourd’hui, malgré l’accord il ne reste que peu de temps avant la possibilité d’une nouvelle débâcle. »

La fermeture partielle des services publics américains aura duré 16 jours. Désormais, le financement du gouvernement est assuré jusqu’au 15 janvier 2014 (soit grosso modo 3 mois), tandis que le plafond de la dette est suspendu jusqu’au 7 février 2014. Dans ce contexte, on voit mal la Fed diminuer son quantitative easing cette année. Reste à voir l’impact de cet imbroglio sur la croissance du 4e trimestre.

Espagne : le salut par les exportations

Pour Victor Alberola Salcedo, ce fut le choc lorsque la construction du RER de Madrid fut arrêtée en 2010, mettant fin au contrat qui liait sa société de 17 personnes avec le projet. Il put enfin voir les conséquences d’une économie dans un état jamais vu depuis l’instauration de la démocratie en Espagne.

Les dépenses d’État étaient alors le seul débouché de Voxelstudios, une société qui crée des vidéos promotionnelles pour aider les entrepreneurs à décrocher des contrats de construction. Un marché lucratif du temps du boom immobilier en Espagne, avant l’éclatement de la bulle en 2007.

Lorsque l’État a annulé son contrat, son bénéfice a chuté de 76 %. Pour survivre, il ne lui restait plus qu’une seule possibilité : se tourner vers l’étranger. Il se mit alors à arpenter le Moyen-Orient, l’Asie et l’Amérique latine.

Cela a fonctionné : sa société a décroché des contrats de vidéos 3D au Panama, en Argentine, à Hong-Kong et au Koweït. Désormais, l’étranger représente 1/3 de son chiffre d’affaires. Grâce à cette décision, il a pu conserver tout son personnel, sans toucher aux salaires.

Si la situation économique de l’Espagne reste préoccupante, l’exemple de Voxelstudios a été suivi par de nombreuses entreprises. C’est ainsi que les exportations espagnoles ont atteint un record l’année dernière (223 milliards d’euros).

Aujourd’hui, les sociétés espagnoles tentent de se tourner vers les technologies et de faire oublier l’image « Sangria » et farniente du pays, même si le tourisme et les produits tels que l’huile d’olive continueront d’être exportés.

Entrepreneurs américains otages du « shutdown »

Si certains commentateurs de la vie politique et économique américaine estiment que la fermeture partielle des services publics ne peut être que positive dans l’optique de la réduction des déficits, les entrepreneurs qui dépendent des contrats gouvernementaux, des entreprises privées, sont impactés par le fonctionnement au ralenti du gouvernement américain.

Désormais, on craint que les entrepreneurs américains habitués des appels d’offres ne soient touchés bien après que les choses rentrent dans la normale. Chaque année, les agences fédérales attribuent pour 500 milliards de dollars de contrats, qui correspondent à 1,4 milliard par jour. Cette fermeture partielle risque d’entraîner des retards de paiement à moyen terme, le report ainsi que l’annulation de certains contrats.

Les résultats du 4e trimestre de ces entreprises devraient en pâtir. « Même si les choses devaient subitement rentrer dans la normale pour le gouvernement, la normalisation des affaires courantes prendra du temps, » a déclaré Larry Allen, président d’Allen Federal Business Partners.

Si la fermeture devait perdurer plus longtemps, les gros sous-traitants de l’État devraient avoir du mal à compenser leurs pertes de ce 4e trimestre. La fermeture impacte également les factures précédentes en souffrance, dont le paiement est parfois différé. Pour les petites entreprises, cette fermeture est un véritable risque, n’ayant pas toujours la trésorerie nécessaire pour faire face à ce type d’imprévus.

Enfin un accord pour alléger les termes de remboursement de la dette grecque

Les bourses européennes sont en progression alors qu’un accord a été trouvé pour alléger les termes de remboursement de la dette grecque. Après 3 années passées à tenter de trouver une solution à l’imbroglio grec, les ministres des Finances des pays européens ont déclaré avoir trouvé la formule magique pour ramener le pays criblé de dettes dans le droit chemin.

Afin de préserver l’intégrité de la zone euro, les ministres des Finances ont diminué les taux d’intérêt des prêts consentis à la Grèce, ont suspendu le paiement des intérêts pour 10 ans, ont augmenté la période de remboursement et mis en place un système de rachat d’obligations grecques. Le pays recevra également la dernière tranche d’aide en attente, d’un montant de 34,4 milliards d’euros, en décembre.

Jean-Claude Juncker, premier ministre luxembourgeois qui a présidé les pourparlers marathon, qui ont duré près de 13 heures : « Ce fut un accord très difficile à conclure. Cependant, toutes les décisions prises concernant la dette grecque permettront au pays de revenir sur le droit chemin. »

Après avoir consenti au pays une multitude de prêts qui totalisent 240 milliards d’euros, à avoir effacé le plus gros montant d’une dette souveraine, l’Europe vient à nouveau de donner un coup d’extincteur sur la Grèce, alors que l’attention risque désormais de se focaliser sur Chypre et l’Espagne.

Encore trop peu de HLM

Tandis que le ministère du logement dévoilait hier un résultat exceptionnel dé la loi SRU, le bilan de la Fondation Abbé-Pierre était plus mesuré. Pour Benoist Apparu, 122 000 logements sociaux ont été financés sur la période 2008-10 quand l’objectif était de 75 000. La Fondation rappelle cependant que plus d’un million de demandes de HLM restent insatisfaites et que, sur 682 villes de plus de 50 000 habitants, 50,3 % ne respectent pas la loi (contre 60,4% il y a trois ans). Elle prône l’augmentation du quota de logements sociaux (25 % dans toutes les communes et 30 % dans les dix plus grandes villes). Le ministère du logement ne s’interdit pas quant à lui d’augmenter les sanctions contre les mauvais élèves.

 

Encore des pertes trimestrielles pour Alcatel Lucent

Alcatel Lucent SA vient de publier des résultats dans le rouge pour le 4e trimestre consécutif, alors que le CEO Michel Combes a déclaré qu’il va finaliser dans les mois prochains la nouvelle stratégie de son groupe.

Durant les 3 premiers mois de l’année 2013, Alcatel Lucent a enregistré une perte nette de 353 millions d’euros. À titre de comparaison, le groupe spécialisé dans les réseaux avait enregistré un bénéfice de 259 millions d’euros au premier trimestre 2012. Malgré un chiffre d’affaires en augmentation de 0,6 % (3,23 milliards d’euros), supérieur aux attentes des analystes, la perte opérationnelle est également plus importante que prévu.

« Nous sommes activement en train de revoir les divisions du groupe ainsi que leur stratégie, afin de créer les conditions nécessaires à la création de valeur à l’avenir, » a déclaré Michel Combes à l’occasion de la publication de ces résultats. « J’ai hâte de partager avec vous les résultats d’ici le début de l’été. »

En février, Alcatel Lucent a nommé l’ancien CEO de Vodafone à sa tête, en remplacement de Ben Verwaayen, qui avait accepté de céder sa place après l’échec de son plan triennal. Aujourd’hui, le groupe est engagé dans une vente d’actifs pour booster ses liquidités, après avoir sécurisé un prêt d’un montant record en décembre dernier.

En décembre, Alcatel Lucent a disparu de l’indice CAC 40. Depuis le début de l’année, son action est en progression de 8,5 %.

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En Irlande, le secteur financier exige un assouplissement des règles de saisie pour l’immobilier

Les banquiers et les artisans du renflouement de l’Irlande sont en train d’effectuer des pressions sur le gouvernement afin qu’il facilite les règles qui régissent les saisies immobilières, alors que de plus en plus de ménages se trouvent dans l’incapacité de payer leurs mensualités.

Le fonds monétaire international, la commission européenne et la banque centrale européenne, soit la troïka, qui a renfloué le pays en 2010, souhaitent que l’État règle une faille légale qui empêche la saisie des biens immobiliers dont les prêts ont débuté avant 2009.

Les efforts du gouvernement irlandais pour dépasser les obstacles légaux et culturels qui empêchent les saisies deviennent de plus en plus urgents, alors que les retards ne cessent de s’accumuler, ce qui empêche les banques de prêter et qui ralentit la reprise économique.

Chez Allied Irish Banks, le plus gros prêteur hypothécaire du pays, plus d’un tiers des prêts qui ont été faits dans le but de louer par la suite le bien immobilier connaît des retards de paiement, alors que le prix de l’immobilier a chuté de 50 % et que le chômage a triplé depuis 2007.

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