Draghi laisse la porte ouverte à une intervention accrue de la BCE

Le président de la banque centrale européenne, l’Italien Mario Draghi, a laissé entendre que la BCE pourrait de nouveau intervenir si l’économie européenne continue de se détériorer, alors que les investisseurs attendent avec impatience les résultats des élections de ce week-end, qui auront lieu en France et en Grèce.

Alors que les taux d’intérêt n’ont pas été discutés à l’occasion de la réunion de Barcelone d’hier, Draghi a déclaré que les prévisions de croissance et d’inflation du mois prochain pourraient changer la posture de la BCE. Les incertitudes à propos des engagements des futurs leaders grecs et français au niveau des réformes fiscales, couplées à la dégradation des données économiques et du regain de tension sur les marchés financiers, pourraient forcer la main de la BCE.

En résumé, les semaines qui viennent vont être cruciales, on devrait ensuite voir plus clair quant aux développements économiques de la zone euro. Il se peut que dès le mois prochain, la BCE doive revoir ses prévisions économiques. La plupart des experts économiques tablent sur un abaissement du taux directeur, qui est déjà historiquement bas, à 1 %. Verdict après la réunion de juin de la BCE.

Draghi : la BCE abaissera ses taux uniquement en cas de détérioration économique

Avant de voir venir une nouvelle baisse des taux directeurs européens, on devra assister d’abord une détérioration de la situation économique. C’est ce qu’a indiqué Mario Draghi, le directeur de la BCE. Alors qu’’il a admis que les récentes données économiques publiées à propos de la zone euro sont « décevantes », il a cependant insisté sur le fait que la reprise se manifesterait plus tard cette année.

Même si le Directoire a envisagé la possibilité de baisser les taux, une telle décision n’est pas à l’ordre du jour, malgré le fait que cela fait 3 réunions d’affilée que la BCE revoit ses prévisions de croissance à la baisse sans prendre de mesures.

Nick Kounis, responsable de la recherche macro chez ABN-Amro à Amsterdam, a déclaré à Bloomberg : « il faudra assister à une détérioration claire des chiffres pour voir la BCE entrer en action. La banque centrale européenne semble prête à accepter une reprise très lente, ainsi qu’une inflation très basse. La BCE poursuivra sa politique d’inaction. »

D’après les dernières prévisions de la BCE, la récession européenne en 2013 sera plus prononcée que prévu. Elle anticipe désormais une récession de 0,5 %, contre 0,3 % il y a seulement 3 mois. Si la situation actuelle est préoccupante, la BCE s’attend à une amélioration durant la seconde moitié de l’année.

Draghi en attente d’une réponse de l’Espagne

Le président de la BCE, Mario Draghi, attend toujours une réponse officielle de l’Espagne, qui a décidé d’opter pour la stratégie de la corde raide, pour savoir si son plan de sauvetage est nécessaire ou pas.

Un mois après la communication par la Banque centrale européenne d’un plan exceptionnel d’achat d’obligations, le premier ministre espagnol Mariano Rajoy n’a pas fait de demande officielle d’aide, apparemment pour ne pas se mettre en position de faiblesse par rapport à la troïka et se voir imposer toute une série de mesures qui seraient impopulaires, alors que le pays est déjà en proie à de violentes manifestations.

Dans ce jeu de poker menteur, les 2 parties attendent patiemment de voir l’autre céder en premier. Cependant, les marchés ne vont pas manquer de mettre la pression sur les taux d’intérêt des obligations espagnoles, à force de voir ces incertitudes perdurer.

Il semblerait que l’Espagne et l’Italie oublient parfois que les achats d’obligations sont une mesure de complément aux différents plans d’aide financière directe, qui eux sont assortis de conditions. En attendant, Mario Draghi va dévoiler aujourd’hui son plan d’achat illimité d’obligations à 3 ans sur le marché secondaire. En cas de demande d’aide, le MES pourrait alors acheter ces mêmes obligations sur le marché primaire.

Dexia a perdu 11,6 milliards d’euros en 2011

Alors qu’un nouveau plan de renflouement est en passe d’être conclu entre la Belgique et la France, la banque franco-belge Dexia a fait état de ses pertes sur l’exercice 2011, qui se sont élevées au chiffre record de 11,6 milliards d’euros.

Même si d’autres entreprises françaises, pour des raisons différentes, on fait beaucoup « mieux » que Dexia, à savoir France Telecom avec une perte de 20,7 milliards, ou encore Vivendi qui avait fini l’année 2002 dans le rouge avec 23,3 milliards de pertes, ce trou reste immense.

Plusieurs raisons expliquent ce bilan catastrophique : les décotes sur la dette grecque ont coûté 3,4 milliards d’euros à la banque, alors que la cession de Dexia Banque Belgique a quant à elle coûtée 4 milliards. Uneautre  opération de démantèlement du groupe, à savoir la cession de l’activité des prêts aux collectivités locales françaises, a coûté près d’un milliard.

La banque avait déjà essayé de se sortir de ces problèmes en lâchant du lest plus tôt dans l’année. Cette liquidation d’actifs lui avait déjà coûté 2,6 milliards. Malgré cela, Dexia avait dû faire appel au gouvernement français, belge et luxembourgeois pour sortir la tête de l’eau.

En raison de ses problèmes, la banque Dexia Belgique perd 20 millions d’euros de dépôts par semaine.

Deutsche Bank devient la plus grosse banque d’Europe

Deutsche Bank AG, qui a fait l’acquisition de nombreux avoirs alors que ses concurrentes ont tendance à lâcher du lest, a dépassé BNP Paribas dans le classement des plus grosses banques européennes.

Les avoirs de la banque basée à Francfort ont augmenté de 14 % pour atteindre 2,16 trillions d’euros en 2011, lui permettant ainsi de grimper à la première marche du classement des plus grosses banques européennes pour la première fois depuis 5 ans, d’après les données compilées par Bloomberg.

Josef Ackermann, qui avait repoussé les propositions de réduire la taille de la banque, a fait tout le contraire : son bilan a augmenté de 40 % par rapport à 2006. La Deutsche Bank utilise le 2e plus gros effet de levier parmi les 10 plus grandes banques européennes, tandis qu’il est dans le fond du classement des banques les mieux capitalisées, malgré les efforts d’Ackermann pour tenter de renforcer la solidité financière du groupe.

Ce sont ces paramètres qui expliquent la volatilité du titre Deutsche Bank, dont les profits peuvent être supérieurs à la moyenne… mais aussi les pertes. Malgré tout, l’action a gagné 37 % depuis le 21 décembre, soit lorsque la banque centrale européenne a commencé sa politique de prêts de liquidités.

Des SUV compacts « Made In France »

L’année dernière, 335 480 SUV compacts ont été vendus en Europe. Aucun de ces véhicules n’arborait le sigle d’un constructeur français.

Pour 2013, ceux-ci ont décidé de corriger le tir. Peugeot et Renault ont conçu de nouveaux modèles, dont l’objectif est d’attirer les jeunes acheteurs, et de prendre ainsi pied dans un segment qui a connu une croissance de 45 % depuis 2007 et qui, selon les estimations des experts automobiles, pourrait plus que doubler d’ici 2016.

À l’occasion du salon de Genève, qui se tient actuellement sur les bords du lac Léman, Renault a présenté son Captur, un petit SUV conçu sur la plate-forme Clio. De son côté, Peugeot a levé le voile sur son 2008, un véhicule similaire au Captur, sauf qu’il s’inspire de la 208. Ces 2 véhicules débarqueront dans les show-rooms européens dès le mois prochain.

Les concessionnaires Peugeot sont très optimistes à propos du 2008, qui sera vendu autour des 15 000 EUR, est très attendu pour doper leurs ventes. Par rapport à une voiture classique, ce type de véhicule permet de dégager de meilleures marges. Alors que le marché automobile européen est en crise, il était temps pour les constructeurs français d’exploiter ce segment.

Malgré leurs problèmes, les titres des constructeurs français se portent bien en 2013 : Peugeot a gagné 21 %, tandis que l’action Renault a progressé de 33 %.

Des poursuites contre JP Morgan aux États-Unis annoncées aujourd’hui ?

Aujourd’hui, les États-Unis pourraient annoncer des poursuites contre JP Morgan. La banque américaine serait dans le collimateur de la justice en raison de ses pertes sur ses activités de trading en 2012.

Des anciens employés de la banque à Londres font l’objet d’une enquête diligentée par le département de la justice américain depuis un peu plus d’un an. L’objectif est de déterminer s’ils ont caché les pertes de la plus grosse banque américaine, d’après les déclarations d’une personne qui était impliquée dans le dossier.

L’année dernière, JP Morgan a perdu plus de 6,2 milliards de dollars sur des paris sur les produits dérivés. La perte, révélée pour la première fois en mai 2012, a débouché sur une révision des résultats. Suite à la nouvelle, la paye du CEO de la banque, Jamie Dimon, a été divisée par 2.

« Les amendes aux États-Unis sont significativement plus élevées qu’en Grande-Bretagne », a déclaré Jeremy Summers, avocat au cabinet londonien Slater & Gordon. « Les personnes qui avaient la possibilité d’être jugées en Grande-Bretagne ou aux États-Unis ont choisi le Royaume-Uni, car les autorités sont moins strictes ici, » a ajouté Summers.

Bruno Iksil, l’ancien trader de la JP Morgan connu sous le surnom de « la baleine de Londres » en raison de l’importance de ses pertes, a coopéré pendant plusieurs mois avec le FBI durant son enquête sur la pire débâcle de l’histoire de la JP Morgan.

Dépenses en faveur des économies d’énergie : le crédit d’impôt est prorogé de 3 ans

La loi de finances pour 2012 a apporté plusieurs aménagements au dispositif du crédit d’impôt accordé au titre des dépenses d’équipement de l’habitation principale en faveur des économies d’énergie et du développement durable. En premier lieu, la période d’application du crédit d’impôt est prorogée jusqu’au 31 décembre 2012, tout en le réservant, à compter du 1er janvier 2013, aux seules dépenses réalisées dans des logements achevés depuis plus de 2 ans. Parmi les aménagements, l’administration fiscale rappelle notamment que les différents taux selon le type de dépense éligible ont été diminués. Cependant, une majoration de 10 points des taux a été instaurée pour certaines dépenses éligibles réalisées dans le cadre d’un bouquet de travaux. L’acquisition d’une chaudière à micro-cogénération gaz est désormais admise dans les dépenses éligibles. Les dépenses d’acquisition de matériaux d’isolation thermique des parois vitrées, de volets isolants et de portes d’entrée donnant sur l’extérieur effectuées dans une maison individuelle sont désormais éligibles uniquement si elles sont réalisées concomitamment à un bouquet de travaux. Le coût des équipements liés à l’utilisation de l’énergie solaire est retenu dans une limite spécifique. L’administration fiscale vient de commenter ces nouvelles dispositions législatives et réglementaires, incluant également le cumul à nouveau possible du crédit d’impôt avec l’éco-prêt à taux zéro et le coup de rabot de 15 % sur les réductions d’impôt, dans une récente instruction (5B-18-12).

Dépendance : les Français partisans du maintien à domicile en priorité

Une grande majorité des Français se sent concernée par le sujet de la dépendance, que ce soit pour eux-mêmes (78 %) ou pour leurs proches (81 %). 40 % se disent même « très concernés ». Pour autant, seul 1 Français sur 4 (26 %) a pris des dispositions pour faire face à ce risque, un niveau stable depuis le lancement du baromètre annuel « Prévoyance – dépendance » de la Banque Postale dont le 5e numéro vient d’être rendu public. Ces dispositions sont essentiellement financières (souscription d’un plan de prévoyance et/ou d’un autre produit financier dans 8 cas sur 10). À 77 %, les Français restent favorables à une action de l’Etat pour la prise en charge de la dépendance. Pour 8 Français sur 10, l’action prioritaire de l’Etat serait de développer des aides au maintien à domicile et l’hospitalisation à domicile. Enfin, 67 % des personnes non équipées actuellement d’un contrat d’assurance dépendance déclarent ne pas vouloir changer d’opinion. Cela étant, près d’1 sur 2 pourrait être incitée à en souscrire un si une base de garanties communes aux contrats existait.

Déblocage exceptionnel de l’épargne salariale : à quoi s’attendre ?

Si les modalités du déblocage exceptionnel de l’épargne salariale ne sont pas encore officielles, ce n’est qu’une question de temps, alors que la question est actuellement discutée à l’Assemblée nationale.

Celle-ci, si tout se passe comme prévu, devrait décider de la possibilité, pour chaque Français participant à un plan d’épargne salariale, de débloquer 20 000 € à partir de juillet et jusque la fin de l’année. En temps normal, les capitaux de votre épargne salariale sont bloqués pendant 5 ans. Seuls des événements particuliers, comme un mariage ou une perte d’emploi, ouvrent la possibilité de débloquer de l’argent avant ce délai.

Les salariés ne pourront débloquer de l’argent qu’à une seule reprise (par exemple, il ne sera pas possible de débloquer 5 000 € en août, puis 15 000 € en octobre). La taxation sera limitée à la contribution sociale généralisée et à la contribution pour le remboursement de la dette sociale, dues uniquement sur les plus-values.

Cette mesure, qui a pour objectif de relancer la croissance, concernera tous les plans d’épargne entreprise créés avant le 1er janvier 2013. Seules exceptions : les fonds investis dans le solidaire, ainsi que les PERCO, ne bénéficieront pas du déblocage.

Même si les époques ne sont pas comparables, on a tout de même le droit d’être sceptique quant à l’efficacité de cette mesure pour atteindre le but poursuivi. En 2004, une opération similaire de déblocage exceptionnel de l’épargne salariale avait été décidée, elle aussi pour doper la croissance. Cependant, les sommes libérées avaient principalement alimenté les comptes d’épargne. Dans les années 90, une mesure identique était prise, mais soumise à condition : l’argent libéré devait servir à l’achat d’une voiture.

Cependant, vu les problèmes financiers rencontrés par de nombreux ménages français, cette manne d’argent frais pourrait être utilisée à des dépenses sur lesquelles ceux-ci avaient dû faire une croix.

Recherches des internautes pour trouver cet article :

  • epargne salariale 20000 euros
  • clauses deblocage pee axa
  • pee axa 20000
  • liberer ses 20000 euros
  • les conditions sur debloquement des 20000 euros